Airbus garde une longueur d'avance
Airbus, le pionnier français de l'industrie aéronautique, a livré 54 avions en avril et a réussi à effectuer 181 livraisons depuis le début de l'année. Bien que ces chiffres représentent une baisse de 5 % par rapport à la même période l'année dernière, il conserve une avance sur son plus grand rival, l'américain Boeing. Les commandes de Viva Air, reprise par Avianca en raison de problèmes financiers, ont été annulées ce mois-ci. Airbus avait prévu de livrer 720 avions l'année dernière, mais l'objectif a été réduit à 700 et finalement annulé en raison de difficultés dans la chaîne d'approvisionnement.
Les commandes de Boeing sont en baisse
Boeing a reçu 13 commandes nettes en avril, dont 21 ont été annulées et seulement 26 avions ont été livrés. Les livraisons du populaire 737 MAX ont été interrompues et les commandes ont baissé par rapport aux 52 commandes du mois de mars. Le directeur financier de Boeing, Brian West, a déclaré que le rythme des livraisons de MAX ralentira au deuxième trimestre, mais qu'il s'améliorera par la suite pour atteindre 40 avions par mois.
Ryanair prévoit de viser haut
Le plus grand transporteur à bas prix d'Europe, Ryanair, a passé des commandes auprès de Boeing pour 300 avions, dont 150 uniquement pour le 737 MAX 10. La compagnie souhaite élargir sa flotte grâce à cette initiative, qui lui coûtera 40 milliards de dollars. C'est un accord gagnant-gagnant pour Boeing, qui reprend ses activités après une interruption de deux ans due à la crise liée à la pandémie. Ce nouvel accord marque également une trêve entre Ryanair et Boeing après des désaccords sur les prix et des retards de livraison il y a quelques mois. Grâce à cette commande, Ryanair prévoit d'atteindre son objectif de 300 millions de passagers d'ici mars 2034. Cette année, le nombre de passagers a avoisiné les 168 millions. Bien que Ryanair, et toutes les compagnies aériennes d'ailleurs, aient connu des temps plus difficiles, la société a réussi à augmenter la valeur de ses actions de plus de 33 % cette année et les commandes prévues devraient l'aider à maintenir une position stable sur le marché.*
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Rendement de l'action Ryanair au cours des cinq dernières années (Source : Google Finance)
Spirit AeroSystems Holding recule légèrement
Il a récemment subi une perte de 110 millions de dollars en raison de dépenses liées à la fabrication chez Airbus et Boeing. Les pertes liées à la production des modèles Airbus A350 et Boeing 787 au premier trimestre se sont élevées à environ 81 millions de dollars et ont été aggravées par les coûts de la chaîne d'approvisionnement. Cette situation a entraîné une réduction de 17 millions de dollars du bénéfice de l'entreprise au premier trimestre et devrait entraîner une augmentation des coûts au-delà des 31 millions de dollars prévus. Cette année, l'entreprise s'attend à un manque de financement de 100 à 150 millions de dollars [1] et l'action a affiché une perte ajustée de 1,69 $ par action.*
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Spirit AeroSystems Holding's share performance over the past five years (Source : Yahoo)
Inquiétudes sur les prix des billets d'avion
La tendance changeante est à l'augmentation des coûts d'exploitation des compagnies aériennes et à la diminution des recettes, ce qui soulève des inquiétudes quant au niveau des dépenses de voyage en période d'instabilité économique. La demande de voyages en semaine est en baisse. Par rapport à l'année dernière, les passagers réservent leurs dates plus à l'avance, et l'annulation des frais de modification des billets a un effet négatif sur la part des sièges vendus, tandis que les bénéfices des compagnies diminuent. L'ensemble du marché avec les chaînes d'approvisionnement doit être surveillé dans le cadre de l'investissement dans ces actions, ainsi que l'intérêt des gens pour les voyages. [
Olivia Lacenova, analyste en chef chez Wonderinterest Trading Ltd.
* Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.
[1,2] Les déclarations prospectives sont fondées sur des hypothèses et des attentes actuelles, qui peuvent être inexactes, ou sur l'environnement économique actuel, qui peut changer. Ces déclarations ne constituent pas des garanties de performances futures. Elles comportent des risques et d'autres incertitudes difficiles à prévoir. Les résultats peuvent différer matériellement de ceux exprimés ou sous-entendus dans les déclarations prospectives.