Cette année, cependant, des questions se posent à nouveau quant à savoir si le déficit budgétaire approuvé sera respecté. D'autant plus que le Conseil national du budget, à l'automnede l'année dernière, après que le gouvernement a soumis la proposition de budget à la Chambre des députés, a mis en garde contre les risques que le budget proposé comportait pour cette année. Jusqu'à présent, il semble que plusieurs de ces risques se matérialisent - ou pourraient encore se matérialiser avant la fin de l'année.
En même temps, l'évolution actuelle du budget de l'État à la fin du mois de juillet 2025 montre que les finances publiques sont dans une meilleure situation qu'à la même période l'année dernière. Jusqu'à présent, l'État a enregistré un déficit d'un peu moins de 166 milliards de couronnes (sans tenir compte de l'impact des recettes et des dépenses liées à l'UE), soit environ 40 milliards de couronnes de moins que l'année dernière.
Il est donc possible que, malgré les risques mentionnés, le déficit approuvé pour l'ensemble de l'année soit respecté. Cela s'explique en partie par le fait que nous sommes entrés dans la période de l'année qui tend à être plus favorable à l'exécution du budget. En outre, l'économie tchèque fonctionne relativement bien (sa croissance s'est accélérée au deuxième trimestre), ce qui signifie plusieurs milliards de couronnes de recettes supplémentaires pour le budget de l'État par rapport au plan initial.
De ce point de vue, le fait que les élections à la Chambre des députés aient lieu avant que l'on sache définitivement ce qu'il adviendra de ce budget peut constituer un certain désavantage pour le gouvernement sortant de Petr Fiala.
L'élaboration du projet de budget de l'État pour 2026 n'en sera que plus difficile. En effet, ce budget pourrait ne plus être celui du gouvernement (si les sondages préélectoraux se confirment et que les partis d'opposition actuels remportent les élections), de sorte que la manière dont il est rédigé pourrait ne pas avoir d'importance. D'un autre côté, il pourrait envoyer un dernier signal avant les élections, montrant que la responsabilité fiscale est toujours importante pour le gouvernement. La question est toutefois de savoir si les électeurs sont toujours prêts à écouter le thème de la responsabilité fiscale suffisamment pour qu'il soit un facteur décisif dans leur choix de soutien.
Pour cette raison, il sera intéressant de voir comment le nouveau cabinet, qui devra discuter de la proposition d'ici la fin du mois de septembre (c'est-à-dire avant les élections), l'abordera. Il adoptera le budget comme s'il était le sien ou le rejettera et décidera de proposer un budget entièrement nouveau. Dans ce dernier cas, il est fort probable que la République tchèque entre en 2026 avec un budget provisoire, comme ce fut le cas en 2022. Dans tous les cas, l'élaboration et l'approbation d'un budget d'État responsable pour 2026 sera une tâche plutôt difficile pour tout gouvernement issu des élections législatives d'octobre.
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